Organisé par le Secrétariat national permanent de la Résolution 1325, cet atelier a réuni députés, sénateurs, les organisations de la société civile et partenaires internationaux autour d’un objectif central : transformer les engagements politiques en actions concrètes. Pour la ministre, « la paix durable ne se construit ni sans les femmes, ni contre elles, mais avec elles », rappelant le rôle essentiel des femmes dans la prévention et la résolution des conflits en RDC.
La Base de données Femmes, Paix et Sécurité se veut un outil stratégique d’aide à la décision publique. Elle permettra de centraliser des informations fiables sur la participation des femmes aux processus de paix, d’évaluer les engagements de l’État et de mesurer l’intégration effective du genre dans les politiques sécuritaires. Quant au cahier des charges des femmes pour la paix présenté par Fifi Baka coordonnatrice de Gedrofe (Réseau genre et droit de la femme), ce cahier des charges fixe des objectifs clairs, notamment 50 % de participation des femmes et 30 % des jeunes dans les mécanismes de paix.
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, la ministre a dénoncé les violences faites aux femmes et aux filles, soulignant que leur exclusion affaiblit les négociations de paix. Elle a salué l’engagement du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ainsi que l’appui d’ONU Femmes et de l’Académie Folke Bernadotte partenaires qui accompagnent la RDC.
Avec ces instruments, la RDC consolide son Plan d’action national de troisième génération de la Résolution 1325, affirmant que l’inclusion des femmes est un pilier incontournable de la paix, de la stabilité et du développement durable.